L’importance de l’encouragement pour les enfants

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Encourager, c’est instiller du courage. Nous donnons à l’enfant le courage de tenter plus d’expériences. Pour le petit enfant, tout est nouveau. Apprendre à marcher, à parler, à faire du vélo, tout cela exige de sa part un courage constant. Par nos paroles, nous encourageons ou décourageons ses efforts.

« Tu y es presque ! »

Les orthophonistes disent que les enfants apprennent à parler en mimant les adultes; l’apprentissage est facilité non seulement lorsque l’adulte articule bien les mots, mais aussi lorsqu’il encourage l’enfant qui lutte pour les prononcer correctement. Des exclamations comme « Tu y es presque ! », « C’est bien ! », « Ça y’est, tu as réussi ! » encouragent l’enfant à persévérer dans la prononciation des premiers mots et dans l’acquisition du vocabulaire futur.

Peut-être trouvez-vous difficile d’encourager verbalement. Sachez que pour encourager autrui, on doit d’abord se sentir bien soi-même. L’enthousiasme et le zèle nécessitent de l’énergie ; en tant que parents, nous avons donc besoin de garder la forme physique, psychique, émotionnelle et spirituelle. Si nous nous sentons encouragés nous-mêmes ; nous saurons mieux encourager nos enfants.

Un remarquable professeur de mathématiques

Il y a quelques années, la Sélection du Reader’s Digest publia le récit d’un remarquable professeur de mathématiques. Un vendredi après-midi, elle demanda à chacun de ses élèves d’écrire le nom de tous les autres élèves de la classe en laissant un espace entre deux. Puis elle les invita à réfléchir et à porter dans l’espace libre ce qu’ils avaient de mieux à dire sur chacun. A la fin du cours, elle ramassa les feuilles. Elle passa son week-end à recopier sur une fiche par élève ce que tous ses camarades avaient dit de lui. Le lundi, elle les distribua.

« J’ignorais que les autres m’aimaient tant ! »

A peine en avaient-ils commencé la lecture qu’ils murmurèrent entre eux : « Je ne m’étais jamais imaginé avoir tant de valeur pour quelqu’un ! » ou « j’ignorais que les autres m’aimaient tant ! » Les appréciations ne furent jamais discutées en classe, mais le professeur sur que l’exercice avait été un succès parce qu’il avait permis à chacun d’avoir une opinion positive de lui-même.

Quelques années plus tard, l’un des étudiants fut tué au Vietnam. Sa dépouille fut ramenée dans sa ville. La plupart de ses anciens camarades de classe assistèrent au service funèbre, ainsi que le professeur. A l’issue de la collation qui suivit l’enterrement, le père de la jeune victime s’approcha de l’enseignante et lui dit : « J’aimerais vous montrer quelque chose. » Il sortit un portefeuille de sa poche. « Voici ce qu’ils ont trouvé sur mon fils lorsqu’il a été fauché par une balle. Nous avons pensé que vous le reconnaîtriez. » Du portefeuille, le père sortit une double feuille qui avait été pliée et repliée plusieurs fois. C’était la liste de tous les témoignages positifs de ses camarades de classe.

Extrait tiré des Langages d’amour des enfants, chap. « Les paroles valorisantes », Gary Chapman, éditions Farel, 1998

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